IKONIUM HORS LES MURS


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dossier

 

LA PEINTURE DE

MADELEINE MELOT

 


 

 

Madeleine MELOT est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Métiers d’Art

et ancienne élève des Beaux-Arts de Paris.

Elle vit et travaille en Bourgogne à Cluny

madeleine.melot@orange.fr

Madeleine MELOT à la Galerie Européenne de la Forêt et du bois (9:44)

Madeleine MELOT à l’Espace Ikonium (8:12)



MADELEINE MELOT  SERIE 1

 

 

 ref.139 – huile sur panneau – 90 x 122 cms

 


 

ref. 39 - huile sur panneau – 120 x 80 cms

 



ref. 130 - huile sur panneau – 122 x 90   cms

 

 

  

ref. 60 - huile sur panneau – triptyque - 122 x 120  cms

 

 

 

 

ref.79 - huile sur panneau – 100 x 77  cms

 


 

ref. 71 - huile sur panneau – 106 x 52  cms

 

  

 

ref. 77 - huile sur panneau - 120 x 120   cms

 

 

 

 ref. 110 – huile sur panneau – 54 x 43  cms

 

 


ref. 101 – huile sur panneau – 120 x 40 cms

 

 


ref.74 – huile sur panneau – 120 x 60 cms

 

 


ref.13 – huile sur panneau – 122 x 90 cms




ref.  127 – huile sur panneau – 122 x 90 cms

 

 


ref. 29 – huile sur panneau – 78 x 51 cms

 

 


ref. 106 – huile sur panneau – 121 x 68 cms

 

 


ref. 124 – huile sur panneau – 99 x 61 cms

 



ref. 128 – huile sur panneau – 100 x 81 cms

 

 

 

ref. 102 – huile sur panneau – 120 x 40 cms

 

 

  

ref. 70 – huile sur panneau – triptyque - 122 x 120 cms

 

 


ref. 30 – huile sur panneau – 80 x 63 cms

 

 


ref. 122 – huile sur panneau – 242 x 122 cms

 

 


ref. 104 – huile sur panneau – 93 x 63 cms

 



ref. 14 – huile sur panneau – 122 x 59 cms

 

 

 

ref. 34 – huile sur panneau – 122 x 69 cms

 

 

 

ref. 107 – huile sur panneau – 120 x 60 cms

 

 


ref. 111 – huile sur panneau – 59 x 55 cms

 



ref.71 – huile sur panneau – 101 x 47 cms

 

 

  

ref. 120 – huile sur panneau – 120 x 120 cms

 

 

 

ref.140 – huile sur panneau – triptyque - 122 x 120 cms

 

 

 

ref.22 – huile sur panneau – 83 x 62 cms




ref. 148 – huile sur panneau – 110 x 110 cms




Ref. 149 –  huile sur panneau – 60 x 120 cms




Ref. 146 –  huile sur panneau – 120 x 60 cms




Ref. 147 –  huile sur panneau – 120 x 60 cms

 

 


 MADELEINE MELOT    SERIE 2

  



 ref 132 – huile sur panneau – 110 x 110 cms




ref. 138 – huile sur panneau – 80 x 80 cms




ref. 18 – huile sur panneau – 122 x 70 cms




ref. 136 – huile sur panneau – 60 x 60 cms




ref.137 – huile sur panneau – 70 x 70 cms




ref. 12 – huile sur panneau – 50 x 80 cms





ref. 17 – huile sur panneau – 99 x 81 cms




ref.135 – huile sur panneau – 50 x 50 cms




ref.134 – huile sur panneau – 69 x 122 cms




ref.49 – huile sur panneau – 39 x 68 cms

 

le présent du paysage

 

Le paysage est certainement, dans la tradition picturale européenne, un instrument du temps.

L’espace ouvert dans les murs clos du Moyen-âge, au travers de la fenêtre peinte par Van Eyck ou Botticelli , prendra, au fil des siècles, ampleur et mesure et finira par accueillir, dans une pérennité sans faille, l’ évènement qui se raconte. Le Lorrain, Poussin et plusieurs impressionnistes ont, sans doute, accompli cette œuvre.

Ailleurs, le paysage sera déplacé, absorbé tout entier dans l’événement qu’il supporte, submergé par les phénomènes qu’il déploie. « La tempête de neige » de Turner ou « La nuit étoilée » de Van Gogh en sont des expressions parmi les plus radicales.

Ailleurs encore, à l’abri de cette tension entre éternité et fugacité, le paysage révèle simplement son histoire propre. Il met en scène les éléments qui le constituent dans son intimité. Il livre quelque chose de sa nature. Cette attitude, inaugurée par Altdorfer (Paysage à la passerelle.1520) sera le trait de nombreux paysagistes hollandais du XVIIème siècle, dont Jacob Van Ruisdael et Meindert Hobbema. Elle sera conduite jusqu’à nous par Corot ou Pissaro.

Le travail de Madeleine Melot s’installe à l’évidence dans cette attitude.

Le paysage n’est jamais un décor ou un fond de scène, mais bien une présence effective.

Il n’est pas sollicité par la temporalité de l’événement. Son temps lui est propre, celui d’un quotidien disponible.

Pas de grandes histoires, mais parfois quelques mystères suggérés, comme le bruissement des houppiers de pins sur leurs troncs trop graciles.

La matière picturale mise en œuvre par Madeleine Melot installe cette présence quotidienne et quelque peu mystérieuse dans une profondeur, dans une épaisseur.

Il y a d’abord cette distance palpable entre les bruns, ocres, orangés, rouges carnés si proches et les blancs lointains, qui crée, selon l’art des primitifs flamands, une fuite évanescente.

Ensuite l’engagement d’une perspective toujours décalée, suspendue, parfois oblique, qui produit une mesure sans la porter dans l’infini.

Il y a encore la mise en séquences de la profondeur par l’alternance des gris et des ocres bruns, du pâle et du sombre, du fluide et du dense.

Il y a enfin, la modulation de l’horizon tout en courbes suspendues sur l’espace lentement étendu jusqu’à lui, de telle manière qu’il ne découpe pas le monde livré par le paysage, mais qu’il le déplie.

Cette matière picturale installe l’épaisseur d’une durée, donc la disposition d’une nature, et dans cette nature la présence, toujours soupçonnée, du jardinier à l’ouvrage.

Le paysage des maîtres hollandais du XVIIème siècle était celui d’une nature libérée du mythe de sa création. Celui dont Madeleine Melot nous fait le présent appartient à une nature travaillée, architecturée par les éléments et par l’homme, une nature d’une actualité existentielle.

 

Georges Pirson.

Doyen de la Faculté d’Architecture de l’Université Libre de Bruxelles.