IKONIUM HORS LES MURS


19                       

rencontre – débat

14 octobre 2011

présentation françois eyriolles

 

LE MYTHE CLIMATIQUE

avec

 BENOÎT RITTAUD

 mathématicien




 Benoît RITTAUD

L’apparent consensus sur la responsabilité de l’humanité dans l’évolution du climat est en train de s’effriter. Le livre de Benoît RITTAUD présente un point de vue sceptique sur la thèse « carbocentriste » selon laquelle le réchauffement global récent aurait pour cause les émissions humaines de gaz carbonique. Ciblant sa critique sur quelques points-clés, il expose en termes simples et accessibles les faiblesses, notamment statistiques, de certains arguments longtemps considérés comme décisifs : reconstitution de l’histoire de la température globale, analyse des carottes glaciaires, fiabilité des modèles climatiques…

Derrière ces déficiences particulières se profile une question épistémologique plus profonde, touchant à la nature même des théories carbocentristes. En liant la thèse actuelle sur le climat à d’autres épisodes de l’histoire des sciences, l’auteur avance que nous avons affaire ici à un nouveau cas de « science pathologique ». Il attire enfin l’attention, toujours du point de vue scientifique, sur le pernicieux glissement observé aujourd’hui dans certains discours qui tentent de faire passer notre planète du statut d’objet à celui de sujet.

L’importance des enjeux politiques, économiques et sociaux du débat sur le climat demande que l’on accorde une attention particulière à ces analyses.


Benoît Rittaud

Le mythe climatique

quatrième de couverture

seuil



vitrine de la librairie « Les Cahiers Lamartine »

 

Benoît RITTAUD à « C dans l’air » (3:33)



BENOÎT RITTAUD :

POURQUOI LE RAPPORT DU GIEC EST FANTAISISTE

 


Benoît RITTAUD

mathématicien, fin connaisseur du débat climatique


"Les eaux continuèrent de grossir, toujours et encore au-dessus de la terre, et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel furent recouvertes. (…) Tous les êtres vivants de la terre périrent : oiseaux, animaux des champs, bêtes sauvages, tout ce qui vivait et bougeait sur la terre, ainsi que tous les hommes.

Genèse 7, 18-21.

     

Il paraît donc que cet épisode biblique va se reproduire bientôt. Le cinquième rapport du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), dont le volet scientifique a été présenté vendredi, nous promet en effet une hausse de près d’un mètre du niveau moyen des mers d’ici 2100, avec, nous précise-t-on, d’immenses dégâts afférents. Qu’on se le dise : il est encore possible d’empêcher le déluge, à condition de renoncer sans délai à la voie du pêché.


 La température de la Terre n'augmente plus


Comme un malheur ne vient jamais seul, le Giec nous annonce aussi que la température du globe pourrait s’élever de près de cinq degrés d’ici 2100 si nous ne faisons pas pénitence. La fameuse "poêle à frire" évoquée par un ancien Premier ministre préparant à l’époque une première mouture de taxe carbone nous rôtira sans pitié

Jamais en retard pour relayer le catastrophisme ambiant en usant du sentimentalisme le plus grossier, "Le Monde" ne manque pas de nous rappeler dans son dernier éditorial que les victimes à déplorer se comptent chez "les générations futures, à commencer par les enfants qui naissent aujourd’hui".  

Heureusement pour vos enfants et les miens, rien de tout cela ne semble devoir advenir. Même le Giec doit désormais reconnaître que la température de la Terre n’augmente plus depuis quinze ans. "Simple pause", nous réplique-t-on toujours : "lorsque le réchauffement climatique va revenir se venger, vous allez voir ce que vous allez voir."

La hausse du niveau des mers ? Actuellement de l’ordre de 3 millimètres par an, elle est tout à fait comparable à celle du XXe siècle. Trois fois plus faible que ce qu’il faudrait pour permettre au scénario catastrophe du Giec de se réaliser, elle montre une régularité remarquable depuis des années.

Aucune accélération de la hausse du niveau des mers n’est discernable depuis le début des mesures satellitaires, commencées au début des années 90. S’il lui faut monter d’un mètre d’ici 2100, l’océan va devoir se réveiller, parce que mine de rien, le siècle est déjà bien commencé.

 

Le Giec, un ovni de l'histoire des sciences

 

Mais la catastrophe est toujours pour demain. Comme en 2007, lorsque nos mêmes voix expertes supputaient que la banquise arctique pourrait avoir totalement fondu à la fin de l’été 2013. (Le bilan réel est d’une extension de glace d’un peu plus de cinq millions de kilomètres carrés : la banquise va encore bien, merci.) Des experts en général moins bavards sur l’augmentation régulière de l’extension de glace autour de l’Antarctique, dans l’hémisphère sud. 

Le Giec est un ovni de l’histoire des sciences. C’est la première fois qu’un groupe d’experts d’une telle ampleur est constitué pour une durée illimitée aux fins de dire la vérité d’une théorie. À grand coups d’annonces toujours plus catastrophistes et définitives, ce politburo de la climatologie a bien failli parvenir à installer ce dont rêvent tant d’esprits bornés : une science officielle qui marie l’apparence du consensus avec une vision morale du monde.

Heureusement pour nous tous, le Giec a échoué. Oh, bien sûr, le cinquième rapport ne manquera pas de faire quelques unes. Il tirera des larmes sur les malheurs à venir. Il donnera du grain à moudre pour dénoncer l’"irresponsabilité" des sceptiques, et pourquoi pas les accuser d’être des criminels envers les générations futures. D’ailleurs même si le Giec se trompe, il a raison quand même. La preuve, il veut notre bien.

 

Instrumentalisation de la science

 

Il n’en reste pas moins que le ressort est cassé. Après avoir bénéficié de circonstances favorables jusqu’au milieu des années 2000, le Giec a vu sa chance tourner. Tous les efforts rhétoriques n’y feront rien : Sandy n’est pas Katrina. L’activité cyclonique est à un niveau particulièrement bas ces dernières années. Les répliques de la canicule de 2003 se font attendre.

Toujours pas de réchauffement dans la zone de l’atmosphère située une dizaine de kilomètres au-dessus de l’équateur, là où pourtant, selon la propre théorie du Giec, le réchauffement devrait être particulièrement marqué.

Ne nous leurrons pas pour autant. Le Giec n’a pas été installé par la science telle qu’on l’aime, celle des Galilée, des Darwin et des Euler, et ce n’est malheureusement pas davantage cette science qui est en train de le ringardiser. Oui, le Giec a perdu, même s’il fait mine de ne pas le savoir.

Hélas, c’est au réel le plus concret et le moins climatique qu’on le doit. Le résultat désastreux de la conférence de Copenhague, les difficultés économiques et sociales, les tensions internationales : tout cela aura bien plus compté que l’échec des modèles informatiques ou les doutes sur la sensibilité climatique.

De bout en bout, la science n’aura été, dans cette affaire, qu’un instrument de forces bien supérieures et qui ont pour noms désirs, fantasmes, angoisses… Des forces qui vont et qui viennent à leur gré. Et ce depuis le Déluge."


Publié par Objectif Terre     29 Septembre 2013

 

à propos

 

15 vérités qui dérangent

 

NATURE DU GIEC

1/         Le Giec n’est pas un organisme scientifique. Sa composition, ses compétences et son fonctionnement attestent clairement qu’il s’agit d’un organisme politique.

2/         Le GIEC entretient constamment une habile confusion des registres entre science et politique, clamant publiquement sa neutralité mais oeuvrant activement pour l’adoption de mesures politiques idéologiquement orientées.

3/         Le GIEC est au cœur d’une puissante coalition d’intérêts particuliers.

4/         Le Giec refuse le débat scientifique argumenté avec les scientifiques opposés à ses thèses.

5/         Le Giec dénigre, calomnie et entrave la liberté d’expression de ceux qui ne partagent pas ses thèses.

RAPPORTS « SCIENTIFIQUES » DU GIEC

6/                    Il n’est pas scientifiquement établi par les observations que les concentrations atmosphériques mondiales de dioxyde de carbone aient fortement augmenté en conséquence des émissions de dioxyde de carbone liées à l’utilisation des combustibles fossiles depuis 1750.

7/         L’élévation de la température moyenne globale du demi-siècle passé n’est pas atypique par rapport aux 1300 dernières années.

8/         Le CO² provenant des combustibles fossiles ne contribue pas, en tout cas pas significativement, à la hausse de température depuis le milieu du XX° siècle.

9/         La théorie du « changement climatique dû à l’homme » se base sur des modèles ou simulations numériques avec tous les aléas, hypothèses et approximations que de tels modèles comportent. Les modèles sont une aide à l’analyse mais ils ne constituent en aucun cas une preuve scientifique.

10/      Les observations mettent en évidence d’autres facteurs majeurs (soleil, volcans, courants océaniques, nuages, aérosols, etc.) dans l’évolution du climat, dont le GIEC ne tient pas ou pas suffisamment compte.

 

RECEPTION DES RAPPORTS DU GIEC

11/      Les thèses du GIEC ne font pas l’objet d’un consensus scientifique.

12/      La presse ne traite pas de la problématique du réchauffement climatique avec tout le recul critique, l’objectivité et l’impartialité qu’on est en droit d’attendre.

13/      En dépit de l’indication selon laquelle il est régulièrement remis à jour, le site du Service Fédéral de l’Etat belge www.climat.be contient des documents erronés et périmés (depuis près de dix ans), dont la lecture induit automatiquement le citoyen en erreur, manquant ainsi à sa mission d’information du citoyen.

14/      En raison de la popularité des thèses du GIEC résultant de leur diffusion médiatique complaisante, les partis politiques avalisent les thèses du GIEC et ne contestent pas, sur le principe, la nécessité de réduire les émissions de CO²

15/      Les milieux économiques et financiers ont été contraints de s’adapter aux politiques de lutte contre le changement climatique qui affectent durement leur productivité et leur compétitivité alors que d’aucuns ont réussi à se ménager des rentes de situation au détriment de leurs concurrents et des contribuables.

Istvan E. MARKO & alii

Climat : 15 vérités qui dérangent

pages 21,22 & 23

ed.texquis

Préface de Carlo Ripa di Meana,

ancien commissaire européen à l’environnement


Istvan E. MARKO est né en 1956 à Papa en Hongrie.

Il est  professeur et chercheur en chimie organique à l'université catholique de Louvain (Belgique)

Il est président de l'European Chemical Society. (wikipédia)



                                                          

le rapport du giec en 10 réponses

Communiqué des auteurs de « Climat : 15 vérités qui dérangent » sur le rapport du GIEC (Working Group I, AR5), 27 septembre 2013 (Stockholm).


Une analyse critique (1)

Ce qui vient d’être présenté n’est pas un rapport scientifique mais une synthèse de science et de politique. Nous allons tenter de le montrer de manière factuelle dans le texte qui suit, en soumettant ce nouveau texte du GIEC au prisme de la critique scientifique.

 

1. Le rapport du GIEC repose sur une méthodologie politique

Il est surprenant d’entendre présenter ce rapport comme étant scientifique parce qu’il se base sur des publications scientifiques. Ce n’est pas parce que le GIEC a analysé des milliers de publications scientifiques que sa synthèse est une vérité absolue. De l’aveu même du GIEC, ce rapport est un « jugement d’experts ». Ce sont en effet des experts qui ont effectué une analyse des publications scientifiques choisies par eux parce qu’elles corroborent leur thèse de départ. De nombreuses publications scientifiques sont ignorées parce qu’elles ne rentrent pas dans le canevas proposé par les statuts du GIEC, qui exigent de se concentrer sur l’influence de l’homme (par opposition à celle de la nature) sur le climat.

 

2. Le rapport minimise le plateau de température depuis 15 ou 17 ans

Depuis quelques années, des scientifiques n’ont de cesse de montrer que la température du monde n’augmente pas. Trop longtemps cachée, cette vérité a éclaté au grand jour il y a quelques mois et aujourd’hui elle ne peut plus être ignorée. Ne parvenant plus à masquer ce fait majeur, le GIEC tente par des arguties sémantiques d’en minimiser la portée. Le plateau de températures observé depuis 15 ou 17 ans (2) est désigné, par le GIEC, comme une « réduction dans la tendance de réchauffement de surface » (sic). Le GIEC tente ainsi de noyer le poisson par des formules alambiquées qui jouent sur des moyennes décennales et n’expliquent en rien ce plateau, qui défie toutes les tentatives de modélisation du climat par le GIEC.

 

3. La causalité entre la croissance des émissions de CO2 depuis 1998 et l’ « augmentation » de température n’est pas soutenable

De 1998 à nos jours, l’homme a émis le tiers de toutes les émissions humaines (anthropiques, selon le terme consacré) de CO2 depuis le début de la Révolution industrielle. Or, pendant cette période, la température s’est stabilisée. Il n’est pas possible de soutenir l’existence d’un rapport de causalité entre cette croissance sans précédent des émissions de CO2, et la non-augmentation de la température.

4. La théorie de la captation de la chaleur par les océans paraît, au mieux, téméraire

Ne sachant expliquer comment la température s’est stabilisée depuis 15 voire 17 ans, le GIEC propose une parade surprenante : la chaleur supplémentaire serait captée par les océans (alors qu’il n’avait jamais été question de cette captation dans les rapports précédents). Soudainement les océans se transforment en trous noirs qui absorbent de l’énergie avant de la restituer dans les décennies ou les siècles à venir…

Cette thèse paraît d’autant plus téméraire que les mesures effectuées sur le contenu thermique des océans sont entachées de marges d’erreur gigantesques, de loin supérieures aux valeurs obtenues. Pire, de récents travaux indiquent que l’on a sous-estimé la perte d’énergie de la part des océans. Autrement dit, les océans relâchent plus d’énergie qu’on ne le pensait, ce qui veut dire qu’ils en accumulent beaucoup moins que prévu.

 

5. L’intervalle de température futur est de plus en plus incertain

Le GIEC donne aujourd’hui une fourchette d’augmentation de la température de 1,5 à 4,5°C, alors qu’elle était de 2 à 4,5°C dans le précédent rapport de 2007. On doit constater qu’au fil des rapports, les fourchettes de température que propose le GIEC sont de plus en plus larges. Selon le GIEC, cela démontre une meilleure compréhension du phénomène. Conclusion : mieux on comprend, plus grande est l’incertitude.

 

6. Peut-on se tromper sur une partie, et avoir raison sur le tout ?

Le GIEC parle peu de la période 1998-2012, dont ses modèles ne parviennent pas à rendre compte, mais il prétend que ses modèles ne se trompent pas pour la durée de 1951 à 2012 ! Cette période 1951-2012 inclut également un intervalle allant de 1951 jusqu’en 1975, où les températures sont restées stables voire en légère diminution, ce que les modèles ne sont parvenus à simuler qu’en attribuant à l’atmosphère de cette période une quantité d’aérosols qu’aucune observation n’a corroboré. Étrangement, le GIEC soutient que sur des périodes beaucoup plus longues on peut accorder une « très haute confiance aux modèles ».

 

7. L’impact d’un doublement des émissions de CO2 est totalement imprévisible

Selon le GIEC dans un scénario de croissance de 1% l’an des émissions de CO2, lorsque la concentration en CO2 dans l’atmosphère aura doublé, c’est-à-dire lorsqu’elle atteindra 800 ppm (3), la température augmentera dans une gamme de 1,0°C à 2,5°C (avec une haute confiance) et très probablement pas plus que 3°C (4). Quelle est, en fin de compte, la prévision de fourchette d’augmentation, pour un doublement de la concentration en CO2 : 1,5-4,5°C ou 1,0°C-2,5°C ? Intervient ici un distinguo subtil qu’on n’explique évidemment pas aux décideurs auxquels le résumé s’adresse. Les modélisateurs du GIEC considèrent qu’une grande partie de la chaleur due à l’effet de serre est emmagasinée dans l’océan profond, et que celle-ci demeurera captive pendant plusieurs siècles voire plus d’un millénaire. La fourchette 1,5°C-4,5°C, c’est pour dans 300, 500 ou 1000 ans ! En 2100, nous serons loin d’atteindre un tel niveau, et donc nous nous situerions bien en dessous de cette fourchette. Alors, si l’objectif politique est de maintenir la hausse de température en dessous de 2°C, il est urgent de ne rien faire !

 

8. Le GIEC reconnaît enfin qu’il y eut des périodes chaudes avant l’ère industrielle

Après l’avoir occulté dans les rapports précédent, le GIEC reconnaît enfin que des régions ont été aussi chaudes au Moyen Âge qu’en fin de XXème siècle. Il tempère cette affirmation en insistant sur le caractère régional, et non global, du réchauffement médiéval constaté. Il n’est pas étonnant que l’on ne puisse disposer, pour le Moyen Âge, d’observations couvrant la totalité de la planète. Néanmoins, des études locales réparties sur tous les continents et océans, attestent d’un net réchauffement médiéval (ainsi que du refroidissement du Petit âge glaciaire). Ce réchauffement a été estimé de 1°C supérieur par rapport la moyenne des températures de 1880 estimée pour la planète. Il fut même plus important lors de l’Optimum holocène il y a 7 000 ans, période pendant laquelle pratiquement tous les glaciers ont disparu (5). Le CO2 présent au cours de ces périodes n’avait bien évidemment aucune origine anthropique. 36 études scientifiques ont été recensées, en ce sens, par le magazine CO2 Sciences. La formulation du GIEC selon laquelle « ces périodes chaudes régionales ne se sont pas produites, selon les régions, de façon aussi cohérente qu’au 20ème siècle » ne doit pas induire en erreur : ce qui est qualifié de manque de cohérence résulte du fait que pour un bon nombre de régions on ne possède pas d’observations scientifiques relatives à l’époque médiévale. Observons également de nos jours que si les glaces en Arctique fondent (bien que s’étant en partie reformées en 2013), les glaces en Antarctique ont augmenté.

 

9. Le GIEC ne parvient pas à expliquer de manière convaincante l’effet du principal gaz à effet de serre : la vapeur d’eau

Comme dans les rapports précédents, le GIEC introduit un effet de rétroaction positive dû à la vapeur d’eau. Il est ainsi expliqué qu’une faible augmentation des émissions de CO2 induit un effet de levier sur le principal gaz à effet de serre qu’est la vapeur d’eau (un peu de CO2 fait que la grande quantité d’eau multiplie son effet de serre). Le problème est que si cette formule était appliquée à la quantité de CO2 émise depuis la révolution industrielle, nous aurions tous grillé depuis longtemps. Cette théorie est d’autant plus irrecevable que le GIEC admet une mauvaise compréhension des mécanismes de nuages et des précipitations, indispensables pour estimer la quantité de vapeur d’eau.

 

10. Il paraîtrait que la montée des océans s’accélère ?

Basé sur l’utilisation des satellites (depuis 2003), des marégraphes et des proxys, le GIEC est « quasi totalement certain » qu’il y a une accélération de la montée du niveau des océans. Force est de constater cependant que de nombreuses publications (6) et experts (N-A. Mörner) indiquent au contraire un ralentissement dans la montée des océans. De plus, les valeurs obtenues sont de l’ordre de quelques millimètres tandis que les imprécisions sur les marégraphes et les proxys varient de plusieurs centimètres à des dizaines de centimètres. Les imprécisions sur les mesures des satellites sont de l’ordre du centimètre. L’imprécision est plus grande que la mesure. Sachant qu’estimer le niveau des océans est d’une complexité inouïe, des valeurs aussi minuscules sont hautement sujettes à caution et permettent de dire tout et son contraire.

 

Conclusion

En conclusion, les auteurs de Climat : 15 vérités qui dérangent constatent que:

§  le cinquième rapport du GIEC (partie I, la science), s’il ne peut nier le plateau de température observé depuis au moins 15 ans, est incapable d’en rendre compte d’une façon scientifiquement satisfaisante ;

§  qu’un rapport scientifique au sens strict ferait état des nombreuses incertitudes qui affectent encore la science du climat ;

§  au lieu de quoi les experts du GIEC tentent de gommer les incertitudes, au profit de la soutenance d’une thèse politique, qui est la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique ;

§  les 95% de confiance n’ont rien à voir avec la science, les mathématiques ou les statistiques, mais, comme le GIEC l’écrit lui-même, résultent d’un « jugement d’experts ».


Notes :

1.    Les auteurs de Climat : 15 vérités qui dérangent sont : ANNE DEBEIL, Ingénieur civil Chimiste, ingénieur conseil en sécurité & environnement (Brabant). – LUDOVIC DELORY, Licencié en Journalisme, Essayiste &Journaliste (Brabant). – SAMUEL FURFARI, Ingénieur civil Chimiste, Docteur en Sciences Appliquées, Maître de Conférences à l’Université Libre de Bruxelles (Brabant). – DRIEU GODEFRIDI, Juriste, Docteur en Philosophie, Essayiste & Administrateur de Sociétés (Brabant). – ISTVAN MARKO, Docteur en Chimie, Professeur à l’Université Catholique de Louvain (Brabant). – HENRI MASSON, Ingénieur civil, Docteur en Sciences Appliquées, Professeur à l’Université de Maastricht (Londres). – LARS MYREN, Ingénieur civil Chimiste, ingénieur conseil en sécurité & environnement (Brabant). – ALAIN PRÉAT, Docteur en Géologie, Professeur à l’Université Libre de Bruxelles (Brabant). PRÉFACIER : – CARLO RIPA DI MEANA, Ancien Commissaire européen à l’énergie et ancien ministre italien de l’environnement (Italie).

2.    Cela dépend de l’année de référence.

3.    ppm: parties par million.

4.    Box 12.2.

5.    Cronin, T.M. 2010 “Paleoclimates : Understanding Climate Change Past and Present”, Columbia University Press.

6.    Voir Journal of Climate 2012, American Meteorological Society, « Twentieth-century global-mean sea-level rise: is the whole greater than the sum of the parts ? » J.M.Gregory et al (dont Fettweis de l’Université de Liège).

 

 

 

François GERVAIS  

François Gervais est physicien, spécialiste de thermodynamique, médaillé du CNRS et primé par l’Académie des Sciences.

Sauver le climat pour mieux sauver la planète. Belle ambition dont la réalisation semble encore empêchée par un coupable unique, responsable de l’effet de serre et du réchauffement climatique : le gaz carbonique. En effet, que ce soit dans le débat actuel sur la « transition écologique » et dans l’ensemble des projets soumis par les autorités européennes ou dans les propositions de l’acte III de la décentralisation, il est le grand coupable désigné à la vindicte et condamné par une taxation aveugle.

Et si ce coupable était indispensable à la vie sur terre ? Et si la taxation systématique du « carbone » était une erreur funeste et que d’autres approches étaient possibles ? Et si nous avions besoin de plus de science pour approfondir la question sur des bases véritablement solides ?

A partir d’un point de vue strictement scientifique qui n’esquive pourtant pas le débat, François Gervais s’oppose à la conception univoque et réductrice qui fait du gaz carbonique le responsable de tous les maux et interdit finalement de repenser à la fois les bases d’une solidarité Nord-Sud plus juste et une politique énergétique ambitieuse.

François Gervais

L’innocence du carbone

quatrième de couverture

albin michel

 



Vincent COURTILLOT

Vincent Courtillot est membre de l'Académie des sciences et professeur de géophysique à l'université Denis-Diderot-Paris-VII. Il dirige l'Institut de physique du globe de Paris.

(…) Comment avons-nous donc abouti au fameux problème du réchauffement climatique ? Comme souvent en science par des chemins inattendus. Sans remettre en cause la réalité du réchauffement global des 150 dernières années, on est encore loin d'avoir identifié avec assez de sûreté les moteurs des changements climatiques pour en prédire le devenir. Pour comprendre les évolutions capricieuses de l'atmosphère et des océans sur les longues échelles de temps, il faut aussi comprendre celles de la terre solide. Partant explorer séismes et volcans, pour la plupart si bien expliqués par le 'ballet des plaques tectoniques, nous découvrirons les volcans de points chauds. Ces panaches seront notre guide dans ce voyage vers les intérieurs plus mystérieux de notre dynamique planète,…(…)


Vincent Courtillot

Nouveau voyage au centre de la terre

4° de couverture    

odile jacob






Le site francophone de référence : 

« Pensée Unique »

 

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James LOVELOCK

James LOVELOCK : rétropédalage du père de l’hypothèse Gaïa

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Henri MASSON

Henri MASSON : aberration des modèles statistiques du GIEC

 

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Marc FONTECAVE

 

Marc FONTECAVE : conférence au colloque de rentrée du Collège de France

(18 octobre 2013) (55:59)

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François GERVAIS

François GERVAIS : l’innocence du carbone (4:02)

François GERVAIS à RTL (5:33)

 

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Vincent COURTILLOT

Vincent COURTILLOT : Nouveau voyage au centre de la terre (09 :00)

Vincent COURTILLOT : Conférence de Nantes (25 :18)

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Istvan E.MARKO

Istvan MARKO : interview de Contrepoints