IKONIUM HORS LES MURS


27                       

rencontre / débat

 27 février  2012


LA REVOLUTION ARABE


« dix leçons sur le soulèvement démocratique »

avec 

JEAN-PIERRE FILIU




Depuis la chute des présidents Ben Ali et Moubarak, pas un pays arabe n’est épargné par un vent de contestation qui, à défaut d’être irrésistible, laissera partout des traces irréversibles. Ce livre représente la première tentative d’interprétation de ce bouleversement historique et s’efforce d’en tirer dès maintenant les leçons qui battent en brèche bien des idées reçues.

Non, l’islam n’est pas le facteur systématique d’explication des comportements politiques. Oui, la jeunesse est en première ligne, elle conteste à tous les niveaux le système patriarcal. Non, l’alternative à la démocratie n’est plus la dictature, c’est le chaos, un chaos déchainé par les nervis des régimes autoritaires et iniques. Oui, on peut gagner sans chef. La rupture est radicale avec la culture du leader charismatique, alors que s’affirme une forme très avancée d’autodiscipline citoyenne. Non, il n’y aura pas d’effet domino, ni d’entraînement mécanique d’un pays à un autre.

Pour chaque pays, cette Révolution arabe se déclinera dans le cadre de l’Etat moderne et des frontières postcoloniales, les régimes ayant le choix entre la réforme substantielle ou la violence suicidaire. Nous ne sommes qu’au début d’une seconde renaissance, qui, en écho à la Nahda du XIX° siècle (menée déjà par la Tunisie et l’Egypte), cherche à renouer avec les promesses des Lumières arabes.

Jean-Pierre FILIU

La Révolution arabe

quatrième de couverture

fayard

 

     Jean-Pierre FILIU


Interview de Jean-Pierre FILIU par Antoine Bosshard (9:28)


           

                

 

Jean-Pierre FILIU sur France 24 pour « je vous écris d’Alep » (10:59)




à propos…

 

Au moment même où toutes nos idées reçues sur les rapports entre Occident et Moyen-Orient sont en passe d’être bousculées par le vent de l’histoire, celui que le New York Times qualifiait de « doyen des études moyen-orientales » livre sa vision du rôle de la religion dans cette partie du monde.


Quel est réellement le poids de l’islam dans la politique, par le passé et de nos jours ? La démocratie est-elle possible en terre d’islam ? Pourquoi les discours extrémistes ont-ils un tel impact ? Pourquoi la question de la place des  femmes dans la société est-elle si sensible ? La paix et la liberté sont-elles vraiment possibles ? Les sociétés du Moyen-Orient s’occidentalisent-elles en profondeur ?

Sur toutes ces questions que l’actualité nous incite à revisiter, l’un des plus grands spécialistes de l’islam présente le dernier état d’années de réflexion et d’étude.

Bernard LEWIS

Le pouvoir et la foi

quatrième de couverture

odile jacob

Considéré comme l’un des meilleurs interprètes de la culture et de l’histoire du Moyen-Orient, Bernard Lewis est historien, professeur émérite à l’Université de Princeton.


                    




L’Europe peut-elle rester la même si sa population change ? Selon Christopher Caldwell, la réponse est non.

Une Révolution sous nos yeux constitue la première analyse sans concession des bouleversements colossaux induits par les vagues d’immigration à dominante musulmane que connaît l’Europe de l’Ouest et la France en particulier, depuis un demi-siècle.

Observateur scrupuleux de l’Islam et de l’Europe depuis plus de dix ans, Caldwell montre que les élites européennes ont sous-estimé voire totalement éludé les effets sociaux, spirituels et politiques de l’immigration musulmane, qui sont considérables et durables, au profit des effets économiques, qui sont faibles et transitoires.

Alors que les populations d’origine étrangère de plus en plus sûres d’elles-mêmes défient les fondements de la culture européenne, les commentateurs réagissent soit par la peur, et la fureur, soit par des platitudes évasives. Une révolution sous nos yeux évite ces deux travers. Par la force d’une documentation méticuleuse et l’honnêteté de son propos, ce livre expose clairement de quelle façon l’immigration musulmane est en passe de remodeler définitivement l’Occident.

 

Chistopher CALDWELL

une révolution sous nos yeux

4°de couverture

ed.du toucan


Christopher CALDWELL                                             Michèle TRIBALAT

(…) Les Français, et les européens en général, doivent lire ce livre car c’est d’eux dont il est question et jamais on ne leur a parlé comme le fait Christopher Caldwell. Observateur constant de l’Europe qu’il connait bien, il jette un regard extérieur sur la situation européenne dont nous avons bien besoin. Ce regard est à la fois bienveillant, sans concession et souvent ironique. Il nous dévoile les contorsions que nous développons pour nous cacher les problèmes et rester dans les limites du débat raisonnable définies par notre politiquement correct bien à nous. Nous pouvons lui savoir gré d’avoir jeté par-dessus bord toutes les prudences oratoires qui rendent le discours jargonneux et souvent incompréhensible et empêchent l’émergence d’une pensée claire. Il s’en explique ouvertement à la fin de son premier chapitre : « Le lecteur doit avoir conscience que, sans un certain laconisme et une certaine brusquerie, rien de sérieux ne peut s’énoncer. Border chaque raisonnement de précautions oratoires de certes et de nonobstant aurait rendu ce livre pénible à écrire, et sa lecture assommante »

A cet égard le pari est réussi (…) Enfin, Christopher Caldwell a le grand mérite de revenir sur l’anachronisme historique qui nous fait aborder les enjeux du XXI° siècle avec l’état d’esprit qui nous a tant marqué il y a soixante-dix ans. Notre « trousse  à outils rhétoriques » reste celle de l’antinazisme. Cela revient à chercher ses clefs sous un lampadaire, parce que c’est là qu’est la lumière. Jean-François Revel avait longuement écrit sur ce problème dans son beau livre La connaissance inutile, publié en 1988. Il y expliquait, entre autres, pourquoi nous tenions tellement à réactiver la bataille contre le nazisme et comment l’application du principe de neutralité avait profité à l’idéologie communiste. Livrer bataille contre un spectre, c’était s’assurer de la victoire et se dispenser de combattre contre les dangers bien réels. Le souci d’équité voulait que toute critique du communisme ne pût, alors, guère être entendue si vous n’aviez, auparavant, donné des gages de votre engagement contre les menaces fascistes imaginaires censées sévir en occident. Tel était alors la manière dont fonctionnait le principe de neutralité et qui a permis au communisme d’échapper à la critique radicale dont il aurait dû faire l’objet. Christopher Cadwell fait la même analyse vis-à-vis de l’Islam. Cela a quelque chose de désespérant de se retrouver, vingt ans après le livre de Jean-François Revel, dans la même ornière, et il n’est pas sûr que cela se termine aussi bien.

Michèle TRIBALAT

préface

pages 15,16,21 & 22

éd.du toucan


Christopher Caldwell sur France 24 pour « Une révolution sous nos yeux » (11:49)