IKONIUM HORS LES MURS


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rencontre-débat

14 mars 2012

présentation françois eyriolles

 

GREUZE

et le réalisme vertueux au XVIII° siècle

  

par

MARIE-THERESE GENIN


 


 « Le peintre qui sait nous émouvoir de la sorte est, pour nous, un nouveau Raphaël » Voilà ce que l’on disait en 1776 de Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) qui eut à son époque une immense popularité en France et à l’étranger. Porté aux nues à son époque, il n’est plus de nos jours aussi connu et admiré que Chardin ou Fragonard ses contemporains. Dans ce siècle dit libertin, il a choisi de peindre des scènes qui font l’éloge de la famille et des bons sentiments, d’exprimer une sensibilité nouvelle qui émouvait beaucoup Diderot et le public de son temps. Greuze, qui voulait tant devenir peintre d’histoire, fut surtout l’un des plus grands portraitistes du 18ème siècle. Personne mieux que lui ne sut donner l’illusion de la vie et rendre la vérité des carnations

 

 Diplômée de l’Ecole du Louvre, Marie-Thérèse Genin a d’abord travaillé aux Galeries Nationales du Grand Palais, puis au Service culturel du musée du Louvre  et ces dernières années au département des Peintures du Louvre, comme documentaliste chargée de la peinture française du 18ème siècle. En outre, elle a rédigé plusieurs ouvrages pédagogiques destinés aux enfants.

 

           

        Maison natale à Tournus                  Jean-Baptiste Greuze – autoportrait