IKONIUM HORS LES MURS


32                     

rencontre / débat

23 mai 2012

 

LYDIA de SOYRES


 

« quelle vie ! quel talent ! »

avec

FRANCOIS EYRIOLLES


Il y a parmi nous ceux qui s’expriment par le truchement de l’art au travers d’une oeuvre : musique, peinture, écriture, que sais-je encore ? Cas de figures classiques, nous en connaissons tous. Et puis il y a ceux, largement dépourvus de toutes ces facultés d’extériorisation, mais dont le talent n’est certes pas moindre. Simplement, il aura servi, pour l’essentiel, à forger leur existence. Leur talent, leur œuvre, c’est leur vie. A une époque qui suggère volontiers à tout un chacun qu’il est un artiste en puissance (quelle blague !) , nous préférons de beaucoup cet éclairage qui met à découvert une hiérarchie oubliée : un « honnête homme » vaut mieux et plus qu’un plasticien standard. Lydia de SOYRES inaugure une série que nous espérons longue. Elle a navigué pendant des années, parcouru avec peu de relâche le monde des catastrophes et des conflits pour le Comité International de la Croix Rouge et autres organismes. Dialoguant avec François EYRIOLLES,  elle saura nous donner une idée de son for intérieur.


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Lydia de SOYRES



François EYRIOLLES

 

1972 – 1979

VIE DE MARIN

 

le Joshua – 12.5 mètres

 

EUROPE

départ de nice – espagne cabotage – barcelone – alicante – alméria  et ses troglodytes – îles baléares  rencontre avec les nomades de la mer rocher de gibraltar

 

AFRIQUE (1973/1974)

 maroc casablanca  j’aime ces contacts avec la foule locale – îles canaries  calme espace et beauté - dépaysement – je découvre le premier « cimetière de bateaux »

 

MOYEN-ORIENT

turquie – 3 mois – séjour dans une famille turque  – istanbul antalya analya etc…

 

AFRIQUE

îles canaries – bateau en gardiennage

 

EUROPE

pologne  3 semaines de visite à ma famille  - accompagnée de ma  vieille tante - après 30 ans de séparation

 

AFRIQUE

 sénégal (6 mois) dakar - la casamance  – préparation à la traversée afin de pouvoir dire « être marin » îles du cap vert

 

TRAVERSEE MAGNIFIQUE DANS LE GRAND LARGE DE L’OCEAN ATLANTIQUE

(17 JOURS)

enfin de vrais marins (comme je le pensais alors, « pauvre petite chèvre de monsieur seguin »)

AMERIQUE CENTRALE (1974)


                                 

les antilles  un an de navigation sur toutes les îles des petites antilles ( j’ai même trempé les pieds dans la piscine de la famille royale d’angleterre) - je me perfectionne en plongée, espérant trouver un galion dans le triangle d’or

 

AMERIQUE DU SUD

guyane française – contact avec la forêt primaire et ses animaux (anacondas – singes – coléoptères magnifiques – apprentissage de la chasse aux papillons sur des miradors au sommet des arbres (morphos bleus – vanessas …) au travers d’amis nègres marrons l’heure de la volée de moustiques fait penser à une escadre en situation d’attaque aérienne  - la décision d’affronter les 40° rugissants est prise  (fuir l’autoroute des voiliers qui passent tous à la queue leu leu par panama  - les îles du salut (1 mois sur cette île déserte  - le bagne n’a libéré ses prisonniers qu’en 1946)




brésil (1975-1976 – 18 mois) – l’amazone – ce fleuve ressemble à une mer – nous prenant pour des trafiquants de drogue des militaires nous abordent au milieu du fleuve – belem , dans l’île de marajo – cette ville où la haute société du grand siècle se faisait livrer par bateau linge repassé, vaisselle etc… depuis l’angleterre – de fortaleza , la venise brésilienne au cap saint roque – nous avons navigué pendant 21 jours en remontant vents et courants dans une mer formée – vagues courtes – jours et nuits nous avons tiré des bords pour n’apercevoir au matin aucune avancée du bateau (encore apprentis, nous avons oublié que les contre-courants des côtes s’étalent sur plusieurs miles) la plus difficile des navigations jusqu’alors rencontrée – la mer nous apprend modestie et  respect – la bateau a supporté des chocs terribles en retombant dans des creux de 5 à 6 mètres – les membrures déformées attestent de la violence des chocs subits – nous avons pu tester la résistance du voilier aux déferlantes du grand Sud – recife repos bien mérité sur les plages désertes à l’ombre des cocotiers – salvador de bahia –simplicité et joie de vivre – son carnaval inoubliable et bon enfant – ses riches églises – les belles bahianaises  habillées de blanc vendant leurs beignets dans toute la ville –

 

AFRIQUE

tunisie échappée  en voiture dans le superbe sud tunisien.

 

EUROPE

pologne  3 semaines de visite à ma famille .

 

AMERIQUE DU SUD

brésil (1976) – rio de janeiro  - carnaval insensé – la population ne vit que pour lui – unissant sans aucune distinction toute la population carioca – les favelas dans les hauteurs de rio – ilha grande – au sud-ouest de rio – je ne voulais plus la foule ni le bruit de la ville – sur mon île – disons déserte - seul un pénitencier occupe le nord  - toute évasion impossible pour un citadin méconnaissant la forêt tropicale  - mer infestée de requins – sur l’île beaucoup de produits comestibles mais encore plus de fruits toxiques  ou mortels auxquels il faut ajouter serpents minutes et autres du même genre – grâce à une famille habitant sur place j’ai appris – en 8 mois de solitude presque totale – à me nourrir exclusivement de fruits et de légumes sauvages poussant sur place- 8 mois pratiquement seule sur une île hors de toute civilisation – visite de l’intérieur du sud brésilien – les chutes d’iguassu – tucuman – corrientes – cordoba – salta à la frontière du chili – paraguay – asunsion une dictature des plus sévères  même pour les hôtes de passage – le mathé – cette boisson nationale inséparable du quotidien – argentine (1977) 1 an 




préparation du bateau pour affronter les quarantièmes rugissants à san isidro – buenos-aires – le paris du début du siècle – ses estencia – le tango – carlos gardel toujours présent – les barbecues gargantuesques – la dictature – des dizaines de milliers de disparus – les tortures  -des militaires armés jusqu’aux dents viennent fouiller notre bateau – fuite immédiate du pays – nous levons l’ancre dès le lendemain – uruguay – montevidéo – ville attachante – de nombreux dépôts-vente de vaisselle –argenterie – meubles précieux par des familles ruinées – argentine (1978) - la terre de feu – descente plein Sud – à l’approche des quarantièmes toute notre attention en éveil, jour et nuit – la crainte de rencontrer un iceberg à la dérive – des baleines, des phoques nous accompagnent constamment – coups de vent brutaux et inconnus jusqu’à ce jour nous obligent à nous tenir toujours prêts à affaler une voile, la border ou la laisser filer –  chaque minute est une heure – enfin  le rocher qui a vu sombrer tant de navires est là à portée de vue – étrangement le vent s’est calmé – nous devons mettre plus de toile et passons devant le cap horn – mer presque plate - un courant violent nous oblige à une prudence accrue, ne pouvant nous fier à ce calme presque anormal – encouragés par le bon déroulement de ce moment tant espéré  nous le refranchissons quelques heures plus tard d’ouest en est, les yeux rivés sur le rocher nu et déjà moins impressionnant – immense satisfaction et même fierté d’avoir réussi à être là – j’ai droit, selon la coutume des premiers cap-horniers à l’anneau d’or à l’oreille – un papier de chocolat en argent a remplacé l’anneau que je n’avais pas -  dans le canal du beagle nous allons dans l’estancia du fils de lucas bridges, pasteur anglais, passionné des indiens yahgans dont il apprend la langue et écrit un dictionnaire de 35 000 mots – darwin les considérait comme des sous-hommes – journée inoubliable ou le fils nous raconte son enfance de chasse et de vie avec ses amis yahgans – les impressionnants glaciers plongeant dans le canal - les bruits terrifiants des pans de glaciers s’effondrant dans l’eau – les phoques joyeux qui nous font des signes de leurs nageoires – les albatros – les algues monstrueuses – un monde féerique – chili – puerto williams la ville la plus australe du monde – et non ushuaïa – mouillage à l’île de wellington  – un brise-glace chilien de la marine nationale nous reçoit amicalement à son bord – argentine – ushuaïa – ex village yahgans devenu touristique depuis les publicités lucratives – avant le retour du grand



 

Sur le quai du port à Ushuaia avec un chien errant - il y en a des dizaines en ville - vieil héritage des indiens Yahgans qui les utilisaient pour chasser

 

froid, nous devons repartir au risque d’être bloqués jusqu’au prochain printemps – embarquement de vivres  en prévision de 3 mois non-stop – après quelques jours de navigation vivante mais connue, changement de temps – au niveau des falklands rencontre brutale avec une monstrueuse colère des quarantièmes – 2 chavirages – mats dans l’eau – beaucoup de casse – le moteur – la girouette automatique hors d’usage – la baume d’artimon brisée – mais aucun des deux membres d’équipage n’a la moindre égratignure – pendant 36 heures de mer déchainée on a pu se croire dans une boite de conserve ballotée par les flots – nous ne pouvions que nous blottir dans nos bannettes – bloqués dans nos toiles anti-roulis – réparations sommaires pour rentrer en France – 3 mois de navigation non-stop sans escale jusqu’aux açores pour récupérer mon fils venu en vacances – détour de quelques heures à buenos-aires –nous rendons un mari à sa famille.

 

a propos…

 

E.Lucas BRIDGES  

aux confins de la terre  

Une vie en Terre de Feu (1874-1910)

éditions nevicata

« un des grands livres de l’histoire de l’humanité »

Jean MALAURIE

 


 

(…) Dans l’extrême Nord, il est un peuple emblématique, au faîte du globe, les Esquimaux polaires, ou Inughuit, et ce fut Les derniers Rois de Thulé. Dans l’extrême Sud, près du cap Horn, aux abords du détroit de Magellan, ce sont les Fuégiens, quatre peuples en Terre de Feu, que les explorateurs pressentaient lorsqu’ils découvraient dans les forêts côtières des fumées qui paraissaient se répondre, comme des signaux mystérieux, d’une rive à l’autre. Ces hommes, quasi nus, sont mangeurs d’otaries et de coquilles. Armés de harpons, ils chassent la baleine. Ils affrontent les tempêtes et font face à des hivers irrégulièrement extrêmes. Dans les montagnes, avec des arcs et des flèches, ils pourchassent le guanaco, proche du lama. Leur personnalité singulière frappa l’illustre Charles Darwin, alors âgé de vingt-deux ans, lorsque le célèbre navire britannique le Beagle jeta l’ancre, au cours de l’expédition, dans une baie ouverte sur le sud-est de la Terre de Feu.

Le livre se déroule dans la toute petite bourgade que le père de Lucas –Thomas Bridges- a fondée sur une plage désolée : ce sera la célèbre Ushuaia de nos émissions télévisées. A l’époque, il n’y avait dans ce lieu perdu que seize familles de Yahgans. Ces Yahgans, de la même famille que les Alakalufs, font partie de la race paléo-amérindienne. Il est quatre peuples parmi ces Fuégiens : les Yahgans, les Alakalufs, les Onas et les Aush, ou Onas de l’Est. Ces peuples connaissent des conditions extrêmes : le froid, l’humidité, l’extrême isolement. Ces hommes et femmes vivent comme des nomades de la mer, dans une préhistoire vivante.

Jean MALAURIE

préface

pages 9 & 13

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EUROPE

les açores arrivée à temps pour accueillir vincent – les derniers chasseurs de baleine -  ici la population vit au rythme de la mer – tempêtes brutales et démesurées – solidarité absolue face aux déchainements de la nature – France (octobre 1978) – la rochelle

 

FIN DE MA VIE DE MARIN

 

nice – retour sur terre – tentative de reprise de contact – me réadapter aux terriens, ces hommes sédentaires, dur,dur… mougins dans ma grande maison – antibes – je ne peux plus continuer – je dois repartir en mer –

 

1980 – 2002

MISSIONS HUMANITAIRES

 

paris  - découverte de la croix rouge française – en me rendant à bruxelles auprès d’un ami architecte naval – pour construire un nouveau bateau et reprendre la mer pour ne jamais revenir sur terre – j’entre dans les locaux de la crf et une nouvelle vie commence…

AFRIQUE

soudan – (msf -7 mois) – le désert me réconcilie avec la vie sur terre – plongeon dans les conflits armés et la détresse de la population civile.

EUROPE

France  - nouvel essai de réadaptation à la France – initiation à la vie mondaine à paris et au luc en provence – tristesse devant un monde qui à force de tout avoir commence sa destruction.

 

AFRIQUE

djibouti (1981-1982 – 11 mois) – entrée à la fédération internationale des sociétés de la croix-rouge et du croissant-rouge – famine – fermeture des frontières – manque de pâturages pour les troupeaux.

 

  

(carcasse de la voiture de henry de monfreid) (?)

 

laurence vient passer ses vacances – on me la demande en mariage contre 3 chameaux et 2 chèvres – devant mon hésitation le chef, père du futur marié potentiel me dit « si c’est difficile, tu gardes ta fille »

 


là, dans mon village préféré, à Alailou Dada, j'ai mon Toucoul où je passe souvent plusieurs jours - les nomades sont ma famille

 

EUROPE

France – paris - Irlande

 

AFRIQUE

île de la réunion – c’est intéressant, mais rien ne m’y attire ou retient – je retourne en afrique –

tchad  - (fédération 1983-1984)  rencontre avec la vraie famine – guerre entre tchad et lybie – seule reste en dehors des combats une population de femmes, d’enfants et de vieillards – difficile-magnifique et inoubliable – départ précipité à cause de la guerre.

 

 

ce jeune responsable d'un de mes centres a voulu une photo avec moi - mais s'approcher si près d'une femme n'a pas été évident - il finit par me regarder et sourire.

 

EUROPE

stockholm – londres – rome – sienne - florence

 

AFRIQUE

sénégal         (décembre 1983 – février 1984) au dagana - aux portes du désert – problèmes de corruption locale – exfiltration pour « éviter le pire » - genève me protégera pendant 3 semaines dans ses locaux



nous fêtons avec joie et chants la mort de son oncle pour faire savoir à Allah que cet homme était bon et avait donc beaucoup d'amis sur terre


madagascar– (juin 1984-janvier 1985 –fédération)- mission à la suite du cyclone kamysi - dans le nordeste



après le repas, les femmes débarrasseront les assiettes et je dormirai sur la natte posée sur le sol - question d'habitude -  j'y dormais très bien

 

majunga – diego suarez – époustouflants de beauté – de vie rude et joyeuse – l’île de la beauté, des chants, du retournement des Morts et de la misère –

burkina faso  (1985 – 1986) sécheresse  et révolution – une grande opération « sahel » pour lutter contre l’une des plus sévères sécheresses de mémoire d’homme – choléra – révolution



avec le camarade président thomas sankara

ASIE DU SUD-EST

inde (1986) new-delhi  - 2 mois de vacances chez des amis - directeur du programme alimentaire mondial – une semaine de safari photos – (tigres) à dos d’éléphant – séjour dans un caravansérail

 

EUROPE

france  (1986)  bourgogne  vrp chez hachette – même si je me suis retrouvée 3° meilleure vendeuse de France, le commerce ce n’est pas ma place – mauvais choix - mais je ne le regrette pas – j’ai essayé – je démissionne – vite partons.

 

AFRIQUE

guinée équatoriale (1987-1989) niefang (8 mois) dans la jungle équatoriale pour dépanner l’association française des volontaires du progrès – encore une ong pleine de bonne volonté mais non préparée au travail auquel elle s’engage – niefang sera ma première demeure seule dans la jungle – malabo capitale située sur une minuscule île volcanique à 600 kms du continent - rôle officiel et représentatif chez total

cameroun yaoundé et douala – côte d’ivoire – abidjan – gabon – libreville.

 

EUROPE

France (1989)  cluny - halte pour motifs personnels

 

AFRIQUE

 

burkina-faso  (13-24 décembre 1990) mission  crf – accompagnement sanitaire d’un malade africain.

 

ASIE




iran (7 avril-9 juillet 1991) cicr dans le kurdistan iranien coordinatrice médicale du camp de réfugiés kurdes d’osnavieh – 16 000 personnes sous ma responsabilité – persépolis la merveilleuse, incendiée par alexandre-le-grand – shiraz – ispahan - mon départ vers l’iran, préparé avec amateurisme par la croix-rouge française – pas de visa - aurait provoqué un incident diplomatique si mon retour précipité n’avait pas été organisé par le CICR – exfiltration



mes deux amis kurdes - cette vieille femme s'occupait de ma maison  et Jawad  de ma sécurité -

sri lanka (août 1991-mars 1993) CICR – région de batticoala - zone de combats entre l’armée régulière et les tigres tamouls – guérilla sanglante – zone d’occupation atroce – tortures et bombardements – je négocie avec le chef des tigres la vie de deux otages étrangers – pour la première fois en 17 ans de guerre les « terroristes » me les rendent – ma mission la plus forte à tous points de vue – les limites de l’insoutenable



dès  qu'une personne me fait signe je m'arrête et, sans témoin, je note les évènements le plus précisément possible sur les exactions, enlèvements ou assassinats commis



mon véhicule en vigilance maximum: gyrophare installé, drapeau hissé, radio allumée, j'attends

 


dans cette ambiance paradisiaque, à tout moment une fusillade peut éclater - les gens me connaîssent  - ils vaquent à leurs occupations, se sentant protégés  par ma présence - Mutthu et Kukadhas sont mes amis et des tueurs redoutables - leurs sarongs cachent les grenades - à leur cou une chaîne avec un tube de cyanure - ils ne craignent pas la mort - ils seront tués lors d'une embuscade quelques jours après mon départ

thaïlande – 8 jours de repos obligatoires – bangkok et ayatalla – ancienne capitale du pays – séjour très court mais la culture encore présente se sent à chaque pas

 

EUROPE

 

france - paris  (1993)  samu social de paris – rencontre avec les sdf – je trouve qu’ils ont bien de la chance de vivre en France – partout ailleurs ils auraient été obligés de tenir compte de la société qui les entoure – donc de se trouver un travail en accord avec leur capacité – siège parisien de la croix-rouge française – en charge des demandeurs d’asile – en coopération avec l’ofpra et les ong de paris ayant les mêmes activités – je démissionne - nevers – coordinatrice médicale pour la nièvre du centre de soins infirmiers de la croix-rouge française – 50 employés dont 30 infirmières – je démissionne

roumanie (juillet 1993 – janvier 1995) en charge du programme institutionnel de la croix-rouge roumaine – avec des collaborateurs roumains ayant été pour la majorité des proches de ceausescu – surveillance des étrangers comme par le passé – nous étions tous fichés – sur ordre de genève je vends tout le matériel appartenant à la fédération et je clos la mission

France  - paris  (1995–1997) samu social de paris directrice de 50 lits infirmiers – 12 infirmières – 11 médecins urgentistes – que c’est triste de voir des jeunes sans objectif ni passion se détruire la santé avec la drogue ou l’alcool – que d’assistanat en France !

AFRIQUE

burundi (février –août 1997) je trouve que les critères de recrutement ont changé – la finance  semble gagner du terrain – heureusement, sur place, j’ai pu , en coordination avec les équipes de médecins de l’oms, combattre avec succès la typhoïde qui décimait la population – en plus des combats – état d’insécurité permanent – kamikazes et tueurs sur tout le territoire – les consignes de sécurité auraient été mieux appliquées avec un organisme spécialisé comme le cicr.

kénia – nairobi – ses environs  et son parc – île de lamu – kilimandjaro

EUROPE

paris – les hespérides de neuilly – directrice remplaçante (3 mois) – maison de retraite médicalisée au kremlin-bicêtre – coordinatrice du personnel médical – je n’y suis resté que quelques semaines – maison pour personnes fortunées – mais personnel médical et para-médical insuffisants – lits infirmiers du samu social de paris (2000-2002) directrice adjointe – 80 hébergés – 50 employés  (!) de la ville de paris.


FIN