IKONIUM HORS LES MURS


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rencontre / débat

20 septembre 2013

avec la librairie Les Cahiers Lamartine

présentation françois eyriolles

 

 

ANNIE BUTOR – LEO FERRE

 

«  comment voulez-vous que j’oublie… »


Pour la première fois, l’histoire de l’amour fou qui unit dix-huit ans Madeleine et Léo Ferré est racontée  de l’intérieur, par la fille de Madeleine, qui partagea leur quotidien dès l’âge de cinq ans. Celle pour qui Léo Ferré écrivit « Jolie môme » évoque la misère des débuts, le succès, la gloire et …les dérives. Elle assiste à la création de plus de deux cents chansons, aux rencontres avec André Breton, Aragon, Louise de Vilmorin, le Prince Rainier – pour ne citer qu’eux – et partage la passion du couple pour les animaux, des saint-bernard aux oiseaux en passant par les chimpanzés ! Témoin privilégié de cette époque peu connue de la vie de Léo Ferré, Annie Butor réhabilite la mémoire de sa mère et trace un portrait émouvant, mais sans concession, de ces deux êtres exceptionnels. Un témoignage unique.


Annie BUTOR

comment voulez-vous que j’oublie…

4° de couverture

phébus


 

Annie BUTOR

S’il existe quelque chose d’impossible en littérature, c’est d’évoquer l’innocence de l’enfance, cette innocence qui s’apparente aux ailes d’un papillon qu’on ne peut effleurer sans en détruire l’essentiel, la nature même.

C’est pourtant le tour de force qu’a réussi Annie Butor, qui s’est longtemps appelée Annie Bizy-Ferré, au cours des quatre-vingts premières pages de ce livre qui racontent sa toute petite enfance qui ne ressemble à aucune autre. C’est tout le charme de ce récit tour à tour émouvant, attendrissant, révoltant, tragique parfois, un charme qui allait accompagner Annie dans sa jeunesse, et ses débuts dans l’existence, à travers vents et marées – et il y eut beaucoup de vents portants et contraires – tout au long de cette vie hors normes, une vie qui en aurait tué ou déséquilibré plus d’une.

C’est ce que lui dira beaucoup plus tard Paul Guimard, mon mari, qui avec moi a partagé bien des moments de la vie de ce couple exceptionnel que formaient Léo et Madeleine : «  Avec ce que tu as traversé, ma petite Annie, tu devrais aujourd’hui être dans un asile psychiatrique, au mieux ! »

Benoîte GROULT

ibid.

préface


Annie BUTOR  & François EYRIOLLES


Annie BUTOR  interview (4 :25)